David Ayoun

Né en 1983, David Ayoun grandit à l’île de la réunion. Nourri de pratiques corporelles, plasticien de formation, il se saisit des outils du cinéma et des arts numérique au Fresnoy. Depuis 2015, il est accompagné par la malterie, Lille, co-président depuis 2018 et artiste associé depuis 2021.

Enfant de la « créolisation », il développe un travail interrogeant la transformation du corps et de ses perceptions dans son rapport à la technique et à la mémoire. Sa pratique se situe à la bascule de l’image et de la danse, du langage et de l’inconscient, du rite et du rêve. A travers un principe de déplacement sensible et burlesque, il déploie la fragilité de gestes simples ou virtuoses, informes ou archaïques.

Ses installations sont pensées pour habiter les architectures. Le spectateur y est sollicité dans son attention, ses perceptions, sa conscience corporelle et sa mobilité. Il accorde au cadre, à l’espace, à la temporalité et au son une attention particulière, privilégiant toujours leur dimension in-situ. Ses diverses collaborations avec artistes, chercheurs, chorégraphes, compositeurs ou programmeurs participent à la construction de son projet artistique métissé.

Il reçoit le 1er Prix de la Jeune Création à la Fête des Lumières de Beaune-Lyon en 2010 pour L’Homme Approximatif (2010). Son travail est montré à la Nuit Blanche de Paris en 2011. Il réalise le film d’art Miroirs pour Percussions (2011) publié en DVD en 2012.
Son court-métrage Deha-Vānī (2014), produit par Le Fresnoy, est sélectionné en 2014 au 16th Festcurtas Belo Horizonte au Brésil ainsi qu’au FICEG en France en 2015 où il reçoit un Prix.
Son installation multimédia co-générative Danse///Fragment (2015), produite par Le Fresnoy, est montrée à l’exposition Panorama 17 – Techniquement Douce, en 2015, puis en 2016 au 18e Festival Artdanthé au Théâtre de Vanves à Paris.
En 2016, il développe, avec Esther Mollo de la compagnie Théâtre Diagonale, une recherche intitulée Le Corps Utopique, soutenue par la DRAC, le Gymnase CDCN et la malterie, présentée dans différents contextes à Lille, à Paris et en Suède.
En 2017, il expose pendant 8 mois au Musée des arts et métiers de Paris l’installation vidéo MOF dont il co-signe la réalisation et la production avec le photographe Thierry Caron et l’anthropologue Arnaud Dubois.
En 2018, il est soutenu par la région Hauts-de-France pour le projet Gestes-Porcelaine. Il obtient une aide à l’investissement matériel de la DRAC Hauts-de-France pour sa pratique de vidéo/cinéma.

En 2020, il présente au Musée de Tessé, Le Mans, sa performance Amnios Ignis dans le cadre de l’exposition Jeux de balles / Jeux de ballons. Un premier développement du projet de performance-installation Les Ruines Circulaires, co-signé avec Esther Mollo, est soutenu par Pictanovo via le Fond Emergence, demande portée par Théâtre Diagonal. Il expose l’installation in situ First Contact – Vertical variation n°b.2 à la Galerie Ars Longa à Aix-en-Provence. Il est un des lauréats de la Biennale Watch This Space 11 organisée par le réseau 50 Degrés Nord.

En 2021, il poursuit sa collaboration avec la Galerie Ars Longa. Il présente son installation interactive Danse /// Fragment dans le cadre de l’exposition collective Young Colors organisée par Lille3000 à l’Institut pour la Photographie de Lille et une exposition personnelle au centre d’arts Centrale for contemporary art de Bruxelles dans le cadre de la Biennale Watch This Space 11. Avec Esther Mollo, pour leur projet de performance-installation Les Ruines Circulaires, il est lauréat du dispositif AirLab 2021-2022 (Artiste en immersion recherche dans un laboratoire – pour l’année 2021-2022, avec le soutien du Fresnoy, Studio national des arts contemporains) accompagné par Ariane Martinez du Laboratoire CEAC et Sarah Troche du laboratoire STL de Lille.