Née en 1990, Céline Turlotte est diplômée de l’École Supérieure d’Arts Dunkerque/Tourcoing en 2015.
L’artiste utilise la phosphorescence, le flou et le contour comme une manière de distancier les sujets et centre sa peinture sur l’expérience intime, faisant du corps ou du paysage un territoire d’observation, de résistance et de réappropriation. À travers l’autoportrait et la sphère domestique, elle interroge la manière dont les représentations façonnent notre perception de la féminité et la possibilité pour une femme de produire sa propre image. Depuis 2025, sa recherche connaît une nouvelle inflexion. Sans renoncer aux questions qui traversaient ses premières œuvres, Céline Turlotte déplace progressivement son attention vers le paysage. Observés depuis la vitre d’un véhicule en mouvement, ces paysages instables deviennent le lieu d’une expérience perceptive où la lumière, la vitesse et le flou remplacent progressivement la figure. Le corps s’efface, mais les enjeux demeurent : comment traduire une sensation plutôt qu’un motif, comment rendre visible une intensité sans la représenter frontalement.
En 2022, elle est sélectionnée à la Biennale ArtPress des jeunes artistes au MO.CO Panacée à Montpellier en duo avec Jérémy Bindi. Son travail a fait l’objet de textes de Paul Ardenne, Emmanuel Tugny, Mathilde Jouen ainsi que de plusieurs expositions collectives en France et est actuellement visible au Manoir Mouthier à l’occasion de l’exposition « Faire abstraction » jusqu’au 6 septembre 2026.
5 juin 2025